Seuls les enfants savent aimer, Cali. Éditions du Cherche-Midi, janvier 2018, 192 pages.

Cali sort un livre, alors forcément, je devais me le procurer. Parce que Cali, c’est un des chanteurs de mon adolescence, un de ceux qu’on chantait à tue-tête et que l’on voulait encore et toujours écouter.L’opportunité de lire Cali m’a donc tout de suite conquise!

Et sa poésie est magnifique, je trouve. En une centaine de pages, Cali nous fait passer du rire aux larmes, mais toujours avec une vérité bouleversante derrière. J’ai ressenti, en lisant ces pages, le manque de sa mère, les premiers émois, les premières déceptions, les pertes, les retrouvailles… j’ai eu l’impression de partager son enfance.

Un livre criant de vérité, parce que peut-être que Cali a raison, peut-être qu’avec leur insouciance, leur belle naïveté, finalement, « seuls les enfants savent aimer ».

Bref, j’ai aimé retrouver Cali, avec ce texte très personnel et poétique à souhait.

 

Résumé éditeur

L’enfance et ses blessures, sous la plume de Cali.
Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.
Seuls les enfants meurent d’amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le coeur d’un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu’à quand vas-tu mourir ?

Extraits

« Ton enterrement s’éloigne un peu plus chaque jour. Ce que je sens, ce que je ressens, ce sont ces jours qui glissent les uns sur les autres. Chacun efface le précédent. Pourtant je distingue tout avec précision. Je suis toujours derrière ces volets, me demandant si je passerai toute ma vie caché – à regarder la procession. Les jours s’allongent, portent un peu plus le soleil en eux. La nuit éloigne ses filets. Je peux jouer un peu plus tard dans la rue. Elle sent le printemps qui tend ses bras; elle est parfumée de la naissance des choses qui s’ouvrent à la lumière.
C’est la rue des Écoles, mon terrain de jeu. Foot et rugby. D’un côté, tout au bout, l’escalier en pierre, escaladé mille fois par jour pour retrouver Alec. Un grand pylône électrique s’y dresse: il compose avec l’escalier de parfaits poteaux de rugby. »

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« Depuis ton départ, un voile noir a recouvert notre maison. Nous peignons tes silences sur les papiers chagrins des murs. »

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