Le manuscrit inachevé, Franck Thilliez. Éditions Fleuve noir, mai 2018, 528 pages.

À nouveau, Franck Thilliez signe ici un thriller au suspense incroyable, qui regorge de secrets… et ce jusqu’à la dernière ligne de la toute dernière page de son roman. C’est fort, non ?

C’est grâce à une habile et vertigineuse mise en abîme que l’auteur nous transporte dans le monde de Léna, romancière à succès et mere d’une jeune femme disparue.

Comme d’habitude, le suspense est au rendez-vous et chaque page nous transporte un peu plus davantage dans ce monde presque incroyable, à la fois fascinant et étrange.

Je ne vous cache pas avoir éprouvé une immense joie à l’ouverture de ce polar, à la seule et unique idée de retrouver l’esprit, à la fois tordu et joueur, de Franck Thilliez. À chaque roman ou nouvelles, l’auteur s’amuse un peu plus de son lecteur. Il aime nous offrir des pistes, des axes, de réflexion, sans pour autant nous donner toutes les réponses… tout en sachant pertinemment qu’il nous en offre sufisamment pour que nous découvrions le pot-aux-roses ! 

Et ça, je ne vous le cache pas, j’adore ! J’adore cette prise en compte, permanente, chez Franck Thilliez, du lecteur.

 

Parce que, finalement, un manuscrit n’existe vraiment que lorsqu’il est lu, non ?

À méditer…

Une vraie réussite !

Résumé éditeur

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. A la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’Inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l’enlèvement de sa fille Sarah. L’agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre années écoulées.

Dans le vent, le sable et le brouillard, une question parmi d’autres se pose : vers qui, vers quoi se tourner, quand l’unique vérité est que tout vous devient étranger ?

Extrait

« Vous expliquez comment détruire de l’ADN à l’eau de Javel, vous rappelez que la chaux vive permet d’enterrer les corps sans laisser de traces ni d’odeurs, vous dévoilez certaines techniques de la police. Vous n’avez pas peur que cela ne nuise aux vrais flics ? Que des personnes malintentionnées puissent utiliser les idées de vos livres à mauvais escient ?
– L’éternel débat… Nous, les écrivains de romans policiers, participons à accroître la violence dans le monde, c’est cela ? Croyez-vous que les gens malintentionnés, comme vous dîtes, attendent mon livre pour passer à l’acte ? Qu’ils vont s’en servir comme d’un livre de recettes ? Quelqu’un qui commet un meurtre ou un viol frappe par pulsion, par haine, par colère, ou à cause de son enfance. Le roman n’est qu’un prétexte ou un élément déclencheur, si vous voulez. »

•••

« Un roman est un jeu d’illusions, tout est aussi vrai que faux, et l’histoire ne commence à exister qu’au moment où vous la lisez. »

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