Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je vous présente mon deuxième énorme coup de coeur polar de cette année 2018: Toutes blessent, la dernière tue, de Karine Giebel et publié aux Editions Belfond.

Crédit photo @Mooncatchereads

4e de couverture:

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper toujours plus fort. Les détruire, les uns après les autres. Les tuer tous, jusqu’au dernier. Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. Un homme dangereux. Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une femme blessée et amnésique. Qui est-elle? D’où vient-elle?

Rappelle-toi qui tu es, rappelle-toi, vite! Parce que bientôt, tu seras morte.

 

Mon avis: 

Encore une fois, Karine Giebel signe un roman puissant et horrifiant. Après avoir parlé (on s’en souvient tous) du monde carcéral, c’est le monde de l’esclavage moderne que Giebel explore dans son dernier roman. Et ça fait froid dans le dos…

Avec ce nouvel ouvrage, il est question d’une jeune femme, d’une enfant, enfermée et humiliée: Tama. Elle vit en France, à Paris, dans un appartement appartenant à un couple bien chic, qui a deux enfants. La belle famille, quoi. Mais il ne faut surtout pas aller chercher jusque sous l’escalier, parce que là, l’image de la belle famille s’effondre: sous l’escalier, à même le sol, avec quelques couvertures pour ne pas mourir de froid, il y a Tama. A qui on avait promis une belle vie en France, une vie dans laquelle elle pourrait aller à l’école et apprendre à lire. Au lieu de ça, lorsqu’elle arrive en France, ses papiers lui sont confisqués et elle est vendue à sa « nouvelle famille ».

La vie de Tama, c’est l’enfer, l’horreur. Ce sont les coups à répétition, les menaces, les violences verbales, les attouchements et les viols, parfois. Elle est esclave et elle ne s’appartient pas. Karine Giebel utilise sa plume pour raconter l’horreur au travers des yeux d’une fillette qui deviendra jeune fille. Mais pour elle, c’est normal tout ça, après tout, elle n’a connu que ça! Pourquoi mériterait-elle plus?

La vie de Gabriel, c’est une vie de solitaire. Une vie pleine de vengeance et de meurtres. Jusqu’au jour où débarque une jeune femme, amnésique et presque sans vie. Si elle meurt, tant mieux; sinon, il faudra la tuer. Voilà son crédo.

 

Avec ses deux voix de personnages brisés par la société, Karine Giebel entraine ses lecteurs dans un monde infâme, où cruauté et désespoir se mêlent au profond humanisme de certains personnages. Le langage utilisé est cru, comme la réalité derrière ce roman, acerbe et violent. Il prend aux tripes.

Avec Toutes blessent, la dernière tue, Karine Giebel signe un roman qui égale, pour moi, son premier chef-d’oeuvre: Meurtres pour rédemption.

 

Ma Note: 5/5

Et vous, dîtes-moi, qu’en avez-vous pensé?

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