Les heures solaires, Caroline Caugant. Éditions Stock, collection Arpège. 2 janvier 2019, 288p.

Un roman extrêmement prometteur, une auteure à suivre de près !

Ma Note: 5/5 – Un véritable coup de cœur.
Les heures solaires

Crédit photo @Mooncatchereads

Mon avis:

Les heures solaires, c’est le destin de trois femmes, trois générations qui affrontent la vie comme elles le peuvent, avec toute leur résilience. Mais c’est également l’histoire d’un secret de famille et d’une question qui revient, inlassablement: Les monstres engendrent-ils des monstres? En d’autres termes: et si nous ne naissions pas vierge de tout souvenir? La mémoire transgénérationnelle, une interrogation aussi vaste qu’intéressante et, qui plus est, au cœur de l’actualité en psychologie.

Au fil des pages, le lecteur suit Billie, son retour forcé à V., avec tous les douloureux souvenir que cela comporte. Petit à petit elle découvre son histoire familiale sous un angle nouveau et déploie ses ailes… »Connais-toi toi même » et la vie n’en sera que plus facile? C’est un peu l’idée, ça me plait, en tous cas.

Caroline Caugant parle avec une justesse incroyable des relations mères-filles, si puissantes et complexes à la fois; et de cet attachement qui tient, malgré la multitude de sentiments contradictoires.

Au milieu des relations familiales, il y a également l’amitié. Celle qui remonte à l’enfance, que l’on n’oublie jamais. Lila et Billie. Billie et Lila. Inséparables, jusqu’à cette terrible disparition. Cette amitié m’a beaucoup fait pensé à celle décrite dans Love de Toni Morrison: Comme l’auteure au prix Nobel, Caroline Caugant explore les recoins de ces amitiés d’enfance, empreintes à la fois d’un amour inconditionnel et d’une jalousie extrême. 

Avec les heures solaires, Caroline Caugant entraine les lecteurs dans une danse à travers les générations, pour terminer par une valse en trois temps, dans laquelle Billie trouvera enfin sa place. C’est brillant!

4e de couverture:

Alors qu’elle prépare sa prochaine exposition, Billie, artiste trentenaire, parisienne, apprend la mort brutale de Louise. Sa mère, dont elle s’est tenue éloignée
si longtemps, s’est mystérieusement noyée.
Pour Billie, l’heure est venue de retourner à V., le village de son enfance.
Elle retrouve intacts l’arrière-pays méditerranéen, les collines asséchées qu’elle arpentait gamine, la rivière galopante aux échos enchanteurs et féroces, et surtout le souvenir obsédant de celle qu’elle a laissée derrière elle : Lila, l’amie éternelle, la soeur de coeur — la grande absente.
Les Heures solaires brosse le portrait de trois générations de femmes unies par les secrets d’une rivière. Y palpitent l’enfance, l’attachement à sa terre d’origine, l’impossibilité de l’oubli.
Et c’est en creusant la puissance des mémoires familiales que Caroline Caugant pose aussi cette question : les monstres engendrent-ils toujours des monstres ?

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