Sous le soleil de mes cheveux blonds, Agathe Ruga. Éditions Stock, février 2019, 288 pages.

J’ai mis longtemps, très longtemps pour rédiger mon avis sur ce roman. Parce que j’avais envie de rendre hommage à Agathe, à son premier roman, son magnifique premier roman. Les mots et la poésie, me manquent pour en parler à sa juste valeur, mais je me lance tout de même.

Ce livre, cette histoire, c’est un roman d’apprentissage. L’apprentissage de la vie, pour Brune et Blonde (Brigitte) , les inséparables, jusqu’à ce jour fatidique.

Sous le soleil de mes cheveux blonds

Crédit photo: @Mooncatchereads

« Tu verras, je n’épargne personne. » Voilà ce qu’Agathe Ruga m’a dit à propos des personnages de son roman. Et c’est bien vrai!

Avec ce premier roman, Agathe Ruga parle de l’intensité des amitiés que l’on peut vivre adolescente, jeune femme. Elle écrit la complexité de l’être humain, tantôt égoïste, tantôt altruiste. Avec Brune et Brigitte, Agathe raconte l’urgence des émotions, l’urgence de vivre, de croquer la vie à pleines dents, au point de s’en rendre malade, de s’en faire mal. C’est toute l’ambivalence de ces sentiments que l’on retrouve dans ce premier roman.

Au fil des pages, on suit Brune. Elle est enceinte et sait que Blonde l’est aussi. Brune se souvient, de ces années passées à ses côtés. Partager les premiers émois, les premiers amours, les premières années à l’université. Fac de médecine. Nous sommes au début des années 2000; internet arrive doucement et le téléphone portable en est à ses balbutiements. Brune et Blonde, entre deux années en médecine, profitent de chaque instant de leurs étés.

Sous le soleil de mes cheveux blonds, c’est l’histoire de toutes ces jeunes femmes qui s’émancipent, qui grandissent ensembles et qui, finalement, se perdent de vue. Parfois, les plus belles amitiés prennent fin. C’est le cri d’une femme qui expose enfin sa vérité, celle qu’elle a tue trop longtemps:

« À l’époque, je n’avais pas la réponse, aujourd’hui il y a ce livre. Une déclaration, ma déclaration. »

 

Merci Agathe, pour ce beau roman.

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