Luca, Franck Thilliez. Fleuve éditions, 2 mai 2019, 552 pages.

Franck Thilliez revient avec un onzième opus des aventures de Franck Sharko et Lucie Hennebelle. Ces deux flics hors pair mêne une enquête qui s’inscrit, comme à l’habitude de l’auteur, au cœur de l’actualité scientifique.

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Crédit photo: @lecoindesmots

PMA, GPA, manipulations génétiques, repousser les limites, encore et toujours. Dominer. Le monde. Le pouvoir de la science. Connaissances. Limites. Repousser les limites. Repousser les limites de la science. L’éthique. De côté. Pour la science. On oublie l’éthique pour le progrès de la science. Dignité ? Inconnue. Oubliée. Inexistante.

Lire « Luca », c’est haletant, comme bien souvent avec Franck Thilliez. C’est plonger pour un voyage en apnée de plus de 500 pages. Quand tu termines le bouquin, que tu tournes la dernière page, tu reprends ta respiration. Et la tête t’en tourne. Tellement d’informations, tellement d’agissements poussés à leurs paroxysmes. C’est flippant. Délicieusement flippant.

Avec « Luca », vous découvrirez le transhumanisme, mouvement culturel et intellectuel qui prône l’usage de la science et des techniques pour améliorer l’être humain. Jusqu’où l’être humain est-il prêt à aller pour échapper, ne serait-ce qu’un instant, à sa condition de mortel ?

Au-delà de l’enquête, c’est avec un plaisir non feint que j’ai retrouvé Sharko & Hennebelle, Nicolas et Pascal. Les personnages continuent d’évoluer, d’avancer, malgré les cicatrices qui ont du mal à se refermer. Lire « Luca », c’est aussi retrouver tout ça. Depuis le temps que je lis Franck Thilliez, retrouver ces personnages, c’est comme passer une soirée avec de la famille que l’on n’a pas vu depuis presque un an.

Comme à son habitude, Thilliez signe un grand polar. À la fois déroutant et complètement dans l’air du temps. C’est percutant, inquiétant et affolant, mais on ne peut arrêter de tourner les pages de ce polar.

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