L’effet maternel, Virginie Linhart. Éditions Flammarion, janvier 2020, 224 pages

 

Dans ce récit très intime, Virginie Linhart revient sur les délicats rapports qu’elle entretien avec sa mère. Cette femme aussi envoûtante, que mère dominatrice. Si l’auteure aurait pu rester à la surface et n’offrir qu’un énième témoignage sur les rapports – parfois conflictuels – mère-fille, il n’en est rien ici.

Ici, il est question d’atavisme, d’hérédité, du poids du passé, des dégâts psychologiques de la seconde guerre mondiale, dont les descendants n’arrivent pas à se libérer. Il est question de féminisme et de liberté sexuelle.

Il est question de vie, tout simplement.

Il y a quelque chose de pudique, dans la façon qu’à Virginie Linhart de revenir sur sa vie, ses souvenirs, ceux de ses aïeux. Quelque chose de pudique et de terriblement puissant.

Avec L’effet maternel, Virginie Linhart « se libère de la toute-puissance maternelle, (…). L’écriture n’est en rien un remède, c’est un instrument d’émancipation. »

Un récit à la fois troublant et poignant que je vous encourage à découvrir !

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