Crazy brave, Joy Harjo. Éditions Globe, février 2020, 176 pages.

Elle se prénomme Joy. Joie. Et pourtant… la vie n’a pas été toujours tendre pour Joy.

De cet écrit transpire un réel amour pour la vie, pour l’autre, pour le monde qui l’entoure.

Joy Harjo se raconte et, ce faisant, c’est une partie de l’histoire et des croyances du peuple indien qu’elle partage avec nous. Elle nous parle des us et coutumes de son peuple, de leurs rituels. C’est proche du réalisme magique et c’est délicieux. J’ai toujours été fascinée par les traditions de ce peuple, que je trouve à la fois oniriques, pleines d’humanité et de respect. Les chapitres biographiques sont entrecoupés de certains de ses poèmes, d’extrait d’écrits en vers libres. Tous très touchants, très poignants.

Le tout nous donne l’image d’une femme forte, marquée par les difficultés de la vie, qui manie les mots avec aisance et beauté.

C’était ma première rencontre avec cette poétesse et certainement pas la dernière.

 

Résumé éditeur

Crazy. Folle. Oui, elle doit être folle, cette enfant qui croit que les songes guérissent les maladies et les blessures, et qu’un esprit la guide. Folle, cette jeune fille de l’Oklahoma qui se lance à corps perdu dans le théâtre, la peinture, la poésie et la musique pour sortir de ses crises de panique. Folle à lier, cette Indienne qui ne se contente pas de ce qu’elle peut espérer de mieux : une vie de femme battue et de mère au foyer.
Brave. Courageux. Oui, c’est courageux de ne tenir rigueur à aucun de ceux qui se sont escrimés à vous casser, à vous empêcher, à vous dénaturer. De répondre aux coups et aux brimades par un long chant inspiré. D’appliquer l’enseignement des Ancêtres selon lequel sagesse et compassion valent mieux que colère, honte et amertume. Crazy Brave. Oui, le parcours existentiel de Joy Harjo est d’une bravoure folle.
Comme si les guerres indiennes n’étaient pas finies, elle a dû mener la sienne. Une guerre de beauté contre la violence. Une guerre d’amitié pour les ennemis. Et elle en sort victorieuse, debout, fière comme l’étaient ses ancêtres, pétrie de compassion pour le monde. Les terres volées aux Indiens existent dans un autre univers, un autre temps. Elle y danse, et chacun de ses pas les restaure.

Extrait

« Nos battements de cœur sont comptés. Un certain nombre nous est attribué. Quand nous les avons utilisés, nous mourons. De combien de battements de cœur disposait mon père ? Et moi, de combien ?« 

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