Mamma Maria, Serena Giuliano. Éditions du Cherche-Midi, mars 2020, 240 pages.

Elles sont belles, les valeurs défendues par Serena, dans son nouveau roman. Ils sont beaux, ces italiens, qui se retrouvent chez Mamma Maria.

Ils ont de la gouaille. Je les imagine avec des rides au coin de leurs yeux pétillants. Je les imagine se raconter des histoires, aller à la rencontre de ceux qui sont attablés, seuls, devant leur ristretto.

Le dernier roman de Serena est une petite ode à la vie, à l’amour, à l’ouverture d’esprit et… à l’Italie.

On a tous besoin d’un peu de douceur et de foi en l’humanité, en ce moment… et suivre les pérégrinations de Sofia, les réflexions de Maria, les paroles de Celentano et tous ces autres personnages hauts en couleurs, que l’on aime dès le début, c’est une vraie bouffée d’oxygène.

Lire « Mamma Maria », C’est s’échapper, le temps de quelques pages, en Italie. C’est s’imaginer dans un bar, au soleil, le temps d’une lecture. C’est espérer que, nous aussi, un jour, on se retrouvera au Mamma Maria, le soleil dans les yeux, a rigoler et a chanter. Comme avant.

Merci, Serena Giuliano, pour cette ode à la douceur et à l’ouverture d’esprit !

 

Et pour retrouver ma chronique du premier roman de Serena Giuliano, Ciao Bella, c’est par ici !

Résumé éditeur

Un ristretto d’Italie.

«  Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria. « 
Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.
Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti.
Il fait quand même meilleur ici.
Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.
Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible.
Enfin, paisible jusqu’au jour où…

Extrait

« Il paraît qu’on ne se nourrit que de soupes, là-bas. Des soupes, tu parles… Ce n’est pas à manger, c’est à boire ! Et ce n’est pas avec du liquide qu’on se maintient en forme, surtout à son âge. Elle a bien fait de rentrer à la maison. Il faut des pâtes, pour vivre. Il faut des lasagnes,de la friture, du gras, de l’eau de mer et du soleil. Sinon, la vie ne vaut même pas la peine d’être vécue. »

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