Le crépuscule du paon, Claire Bauchart. Éditions du Rocher, mars 2020, 220 pages.

Pascaline Elbert, journaliste et cheffe du service politique pour un influent hebdomadaire, se voit contrainte par son patron d’enquêter sur une grande entreprise de BTP et plonge tête baissée dans le milieu impitoyable et très sélect de l’attribution des marchés publics du BTP. Ainsi, elle se retrouvera à mettre le nez dans les hautes sphères de la politique. Pour le meilleur, comme pour le pire.

L’enquête est brillamment menée et explore magnifiquement bien les rouages des malversations en haut lieu et les relations perverties qui en découlent.

En parallèle de ce travail éreintant, Pascaline doit également être sur le front en permanence. En tant qu’épouse, dont le couple menace de péricliter définitivement, mais également en tant que mère et en tant que femme. La charge mentale est immense. Partout. Tout le temps. Au travail ou en dehors, aucun repos n’est permis.

C’est une enquête politique et journalistique, néanmoins c’est avant tout une histoire de femme. Une histoire de quotidien. Tout gérer, de front. Ne rien lâcher. Jamais. C’est très féministe, j’adore !

Bref, j’ai beaucoup aimé suivre les pérégrinations de cette femme. Aussi bien professionnelles que familiales et personnelles. La plume de Claire Bauchart est étoffée, sans pour autant porter préjudice à l’histoire. Bien au contraire. Et l’enquête est haletante, bien loin de celles dans lesquelles j’ai l’habitude de me plonger.

 

J’ai passé un délicieux moment de lecture.

 

Claire Bauchart est également journaliste et tient un blog: clairebauchart.com

Résumé éditeur

Stéphane Toxandrie, ministre de l’Economie aussi rusé que retors, est prêt à tout pour s’installer à l’Élysée.

Pascal Tumon, qui a conquis de haute lutte son poste de PDG de Burier, fleuron du bâtiment français, tremble de n’être pas réélu par ses actionnaires.

Gaël Laurentin, un temps romancier le plus vendu de l’Hexagone, et prête-plume, à contre-cœur, de Stéphane Toxandrie, rêve de retrouver sa place de numéro un.

Des aspirations insatiables, dévorantes, qui finiront par se percuter et intéresser la plume piquante de Pascaline Elbert. Journaliste au sein de l’influent hebdomadaire En Avant, Pascaline vient d’être promue responsable de son service. Habituée à déjouer des affaires politico-financières d’ampleur, elle va devoir mener de front l’enquête et son quotidien chaotique de mère célibataire.

Une enquête à rebondissements, qui s’inspire de l’affaire des marchés truqués d’Ile-de-France un dossier emblématique des dérives du financement des partis politiques dans les années 1990.

Extrait

« Bizarre, comme certains silences en disent plus que des flots de paroles. »

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