Dans la rue de l’école, Anouk F. Éditions du Cherche-Midi, février 2020, 288 pages.

Bienvenue dans la rue de l’école, si particulière et pourtant si « normale ». Dans cette rue se mêlent les cris des enfants lorsqu’ils sont en récréation, le bruit des voitures qui passent et des coups de klaxon que l’on lance parce qu’on est déjà en retard.

Il y a les parents de « bonnes familles », qui amènent leurs enfants à l’école publique. Il y a les parents qui courent, incapables d’être à l’heure (spéciale dédicace à ma maman !), des enfants qui pleurent parce que leurs parents partent. D’autres qui pleurent parce que leurs parents ne sont pas là. Et puis, comme dans chaque rue de l’école, il y a les gamins dont on ne sait pas très bien où sont les parents. Jamais devant l’établissement, jamais aux réunions parents-prof, jamais aux fêtes de l’école…

Dans la rue de l’école, il y a des gens comme toi et moi. Véritable microcosme de notre société, la rue de l’école se fait – le temps d’un roman tout doux – le miroir de notre chère société, dont il faut prendre soin, pour l’aider à panser ses plaies. Les mots, ça fait toujours comme un pansement.

Vous rencontrerez Karine, femme et mère célibataire débordée, dépassée par les événements de la vie, dépassée par son fils, Naël, lui-même en train de se noyer a force de vouloir nager à contre-courant. Il y a aussi Kamel, père célibataire depuis peu. Enfin, c’est un peu plus compliqué que ça. C’est la vie, quoi. Vous rencontrerez aussi Pitù, Françoise, Salima, Simon ou encore Julie.

Vous rencontrerez des gens comme vous et moi. Des personnes qui s’accrochent à la vie, qui essayent de lui donner un sens. Des personnes prêtes à remuer ciel et terre pour mettre une touche d’humanité dans leur quotidien.

Dans la rue de l’école, il y a la vie. Sans fard. La vraie vie. La rue de l’école, elle respire notre société actuelle. Pas forcément belle à voir, mais pleine de promesses sous la surface.

Résumé éditeur

La rue de l’école, elle monte. Ou elle descend, c’est selon. En haut, les façades des immeubles sont un peu noires. Plus bas, les villas s’ouvrent sur des allées de graviers blancs.

Les habitants y trimballent leur passé et y bricolent leur présent. Au n°7, Karine et son fils, Naël, essaient de repartir de zéro, ou plutôt de ne plus y rester. Juste au-dessous, Kamel apprend à être seul avec ses filles, Siryne et Nour. Au n°24, Julie, la maman parfaite et quadra bien sous tous rapports, se cherche dans cette maison trop grande, dans ce confort qui l’encombre. Au milieu, au n°12 : l’école publique.

Nour disparaît un jour. Qu’ils viennent du haut ou du bas de la rue, les voisins se mobilisent pour la retrouver. Peut-être aussi pour se trouver.

L’histoire d’une rue, d’un quartier, d’une société fissurée que l’on peine à rafistoler

Extraits

« C’est pratique d’oublier; ça fait moins mal, on ne sent rien. »

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« Je ne savais pas que le bout du bout d’une histoire, la vraie fin d’un couple, c’était quand on n’avait plus rien à se dire. »

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