La commode aux tiroirs de couleurs, Olivia Ruiz. Éditions JC Lattès, mai 2020, 208 pages.

Cette commode, ils en rêvaient, les petits-enfants de l’abuela. Une commode avec 10 tiroirs. Trois rangées de trois tiroirs, et un grand tiroir rose, tout en bas. À sa mort, c’est sa petite-fille favorite qui en hérite et elle découvre rapidement une lettre qui, le temps d’une nuit, la transportera dans la vie de sa grand-mère Rita, venue se réfugier en France pour échapper à la dictature franquiste.

 

Chaque tiroir contient un objet du passé de Rita. Un objet d’une valeur sentimentale inestimable, un objet témoin de son passage sur la terre, de son empreinte laissée dans le monde. Ainsi, Rita raconte les débuts, la honte d’être Espagnole, d’être cataloguée, son envie de se fondre dans la masse. Elle raconte ses amours, son grand-amour, les pertes et les joies d’une vie entière. Au fil des pages, c’est toute la vie de Rita qui défile devant nous. Sa vie et la vie de trois générations de femmes fortes et farouches, presque invulnérables.

 

Avec sa plume onirique, Olivia Ruiz nous parle des femmes, des liens familiaux, des secrets et des non-dits. Mais elle nous parle également du traumatisme de toute une génération d’Espagnols, condamnés à fuir leur pays pour retrouver la liberté.

 

Bien que la narration – une lettre sans en être vraiment une dans sa construction – m’ait un peu déstabilisée, j’ai aimé retrouver cette atmosphère si propre à Olivia Ruiz, ce mélange de candeur, de poésie et d’onirisme que l’on retrouve dans ses chansons.

Un roman doux et tendre, parfait pour l’été et qui devrait en séduire plus d’un !

Résumé éditeur

« Enfin, après tant d’années de patience domptée, j’allais savoir pourquoi elle s’emballait tant pour cacher le secret que renfermaient ces neufs tiroirs. Ma grand-mère les nommait ses renferme-mémoire. »

A la mort de sa grand-mère chérie, une jeune femme reçoit en héritage une intrigante commode, objet de tous les fantasmes de ses petits-enfants. Le temps d’une nuit, la narratrice va ouvrir ces neuf tiroirs de couleur, et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant ces nombreux secrets qui ont scellé le destin de plusieurs générations de femmes, entre France et Espagne.

Extrait

« Elle m’a offert des parents m’inspirant la passion et l’intégrité, des soeurs, l’une pour me remettre dans le droit chemin, l’autre pour m’en faire dévier, ta mère, dont la gaieté et l’intelligence m’ont nourrie, ton père, un fils que j’ai pu aider à devenir un homme et qui me l’a rendu au centuple. Et puis toi, et Nina. Pour me féliciter d’avoir surmonté toutes ces épreuves en restant debout. Comme si elle m’avait dit, à partir de maintenant, et jusqu’à la fin, ta vie ne sera que rire et tendresse. Ou presque. »

•••

« À viser l’impossible, on peut atteindre au moins le merveilleux. »

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