La petite dernière, Fatima Daas. Éditions Noir sur Blanc, août 2020, 192 pages.

Fatima est la petite dernière, la mazoziya. Ses parents ne l’attendaient pas. Elle est française. Musulmane. Pratiquante. Asthmatique. Clichoise. Elle s’appelle Fatima. Elle passe des heures dans les transports, elle est amoureuse. Elle est lesbienne. Peut-être ? Ses parents ne l’attendaient pas. C’est la mazoziya. Elle s’appelle Fatima. Elle est asthmatique. Ventoline. Hospitalisation. Test d’effort. Elle en a ras le bol. Elle voudrait respirer sans hyper-ventiler. Elle s’appelle Fatima. C’est la mazoziya. La petite dernière.

Le rythme est saccadé. Elle écrit comme elle respire, Fatima. Comme s’il y avait urgence, comme si tout pouvait s’arrêter, d’un coup, d’un seul. Elle raconte son quotidien, sa vie, ses espoirs. Le mal-être, les incertitudes. Elle raconte sa foi. Sa sexualité aussi. Elle martèle son identité, encore et encore. Comme pour ne pas l’oublier, comme pour ne pas risquer de la perdre, de s’en éloigner, de l’oublier – peut-être. Parce que, finalement, c’est une pérégrination en quête d’identité que nous livre Fatima. Elle cherche son équilibre.

Malheureusement, je n’ai pas été réceptive au contenu de ce récit. Je n’ai pas ressenti toutes les émotions dont j’avais tant entendu parler dans les retours que j’ai pu lire. Pourtant, il avait tous les ingrédients pour me plaire. Mais bon, vous savez, les goûts et les couleurs …

Résumé éditeur

Je m’appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s’est pas préparé. Française d’origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J’écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J’ai fait quatre ans de thérapie. C’est ma plus longue relation. L’amour, c’était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j’avais besoin et ce qu’il me manquait. Je m’appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.

Extrait

«Mon père disait souvent que les mots c’est « du cinéma », il n’y a que les actes qui comptent.
Il disait smata, qui signifie insister jusqu’à provoquer le dégoût, quand il voyait à la télé deux personnes se dire « Je t’aime . »

•••

« On n’aime pas les gens parce qu’ils nous aiment en retour. On les aime. C’est tout. »

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