« Les audacieuses », Robert L. Stevenson

Les audacieuses, Robert L. Stevenson. Éditions l’Apprentie, juin 2020, 156 pages.

Célèbre, notamment, pour ses romans L’île au trésor et L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, Robert Louis Stevenson (1850 – 1894) a pourtant écrit plusieurs récits mettant en scène des femmes. Récits largement moins connus, voire inconnus, du grand public. Pourtant, ce maître de la narration a écrit quelques délicieuses nouvelles et, cette année, les éditions l’Apprentie ont décidé de publier un recueil de quatre nouvelles de Robert L. Stevenson. Le fil d’Ariane ? Les femmes, bien évidemment !

Tout d’abord, avant de savourer ces audaces littéraires, il faudra vous remettre dans le contexte de l’époque de l’auteur. Nous sommes au XIXe siècle et les us et coutumes sont bien différentes. Les cultures et les sociétés également.

Ainsi armé.e, vous pourrez plonger dans Les audacieuses. Vous découvrirez alors l’histoire de « l’ensorceleuse », brillante de modernité et d’intelligence ; « Thorgunna la solitaire » pourrait bien vous faire froid dans le dos, sans parler de « Janet la revenante ». « L’Orphésienne », quant à elle, ne vous laissera pas de marbre.

Ces personnages féminins sont d’une modernité incroyable … et lorsque l’on sait qu’il était lié d’amitié avec George Sand, tout s’éclaire !

Intelligentes, indépendantes, féministes et féminines, ces quatre femmes vous raviront de par leur audace !

Un recueil de nouvelles à ne pas manquer !

Résumé éditeur

Quatre nouvelles qui tournent autour de personnages féminins et écrites par un homme pour dévoiler une autre facette de Stevenson. Qu’arrive-t-il lorsqu’une jeune femme sublime vient en aide à un homme à la rue ? Ils se retrouvent en Écosse et se marient… Mais pas que ! L’Ensorceleuse a plus d’un tour dans son sac. Quand Thorgunna arrive chez Aude et Finnward, tout n’est qu’envie et jalousie. Mais également vol, enterrement, fantôme et malédiction… Qui s’y frotte, s’y pique ! Qui est cette Janet qui travaille pour le Révérend Murdoch ? Est-elle digne de con?ance ? Une aura mystique tourne autour d’elle, et provoque la colère des femmes du village. Pourquoi Janet semble de plus en plus étrange depuis son accident causé par les femmes du village ? Destin ou hasard, lorsque deux personnes ne cessent de se croiser ? Entre amour passionnel et amour déchu, Quand le diable était jeune rapproche sans cesse un homme et une femme au futur incertain.

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« Avoue que t’en meurs d’envie », Kristen Roupenian. Rentrée littéraire

« Avoue que t’en meurs d’envie », Kristen Roupenian. Rentrée littéraire

Avoue que t’en meurs d’envie, Kristen Roupenian. Éditions Nil, 22 août 2019, 396 pages.

 

COUP DE CŒUR POUR CE RECUEIL DE NOUVELLES !

 

C’est contemporain à souhait. Dans la syntaxe, le langage, le rapport au monde et les sujets traités. Au travers de douze nouvelles, Kristen Roupenian dissèque l’Humain dans ce qu’il a de plus sombre. Elle met à nu les fantasmes, les pousse à leur paroxysme. C’est parfois gênant, dérangeant, et c’est toujours malsain.

 

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